La résilience des données est la capacité d’une organisation à protéger, restaurer et maintenir un accès continu à ses données en cas d’interruptions inattendues, telles que des pannes matérielles, des erreurs logicielles, des cyberattaques ou des catastrophes naturelles.
Les arrêts ne sont plus gérables. Cela peut être coûteux. Selon Gartner, le coût moyen des temps d’arrêt est de 5 600 $ par minute. Lorsque les données critiques ne sont plus disponibles, leur impact dépasse largement le domaine informatique. Le chiffre d’affaires peut ralentir, les opérations peuvent s’arrêter, les obligations de conformité peuvent ne pas être satisfaites et la confiance des clients peut s’éroder.
La résilience des données répond à cette réalité en créant des systèmes qui ne se contentent pas de se remettre d’une panne ; ils sont conçus pour continuer à fonctionner.
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Comprendre la résilience des données
La résilience des données fait référence à la conception d’une infrastructure et de processus qui assurent la disponibilité, la précision et la reprise des données, quel que soit le problème. Un environnement de données résilient est conçu pour absorber les interruptions, minimiser les pertes de données et restaurer les opérations en limitant les temps d’arrêt.
Cela va bien au-delà de la sauvegarde. La sauvegarde est un composant de la résilience, mais la résilience est le résultat plus large : la combinaison de couches de protection, d’architecture redondante, de procédures de reprise et de contrôles de sécurité qui permettent collectivement de maintenir les données opérationnelles.
Qu’est-ce que la résilience des données dans le cloud ?
L’infrastructure cloud introduit à la fois de nouvelles opportunités et de nouveaux risques pour la résilience des données. Les stratégies de résilience basées sur le cloud exploitent l’architecture distribuée, en répliquant les données sur plusieurs zones et régions de disponibilité, pour garantir qu’un point de défaillance unique ne devienne jamais une panne totale. Dans le même temps, les organisations doivent garder à l’esprit que les fournisseurs de cloud gèrent la disponibilité de l’infrastructure, et non la protection des données elles-mêmes. La protection des données reste la responsabilité de l’organisation.
Les 5 piliers de la résilience des données
Une résilience efficace des données n’est pas une technologie unique, mais un ensemble de pratiques entrelacées. La plupart des structures d’entreprise s’articulent autour de cinq piliers fondamentaux :
1. Sauvegarde des données
Les sauvegardes régulières créent des copies restaurables des données qui peuvent être utilisées pour se remettre d’une corruption, d’une suppression accidentelle ou d’une cyberattaque. Les bonnes pratiques suivent la règle 3-2-1-1-0 : trois copies de données, sur deux types de supports différents, avec une copie hors site, une copie isolée ou immuable, et aucune sauvegarde non vérifiée.
Les sauvegardes qui n’ont pas été testées sont des sauvegardes qui n’ont pas fait leurs preuves.
2. Réplication et redondance
La réplication conserve des copies en direct ou quasi-live des données sur plusieurs systèmes ou emplacements. La réplication synchrone écrit simultanément les données sur plusieurs sites, ce qui permet de ne pas perdre de données. La réplication asynchrone met à jour les copies secondaires avec un léger retard, ce qui réduit l’impact sur les performances des systèmes primaires. Les configurations RAID assurent une redondance au niveau du matériel local, protégeant contre les défaillances de disques individuels.
3. Planification de la Disaster Recovery
Disaster Recovery (DR) définit ce qui se passe en cas de panne majeure. Chaque plan de DR est mesuré par deux indicateurs :
- L’objectif de temps de récupération (RTO) est le délai maximum acceptable avant la restauration des systèmes.
- L’objectif de Recovery Point Objective (RPO) est la quantité maximale acceptable de perte de données mesurée dans le temps.
Les RTO et RPO plus stricts nécessitent une infrastructure plus sophistiquée (et plus coûteuse).
Les plans de DR après sinistre doivent être testés régulièrement. L’identification des faiblesses dans les procédures de reprise pendant un incident réel laisse peu de place à une réponse efficace.
4. Sécurité et chiffrement des données
La résilience et la sécurité sont indissociables. Le chiffrement protège les données au REST et en transit, ce qui garantit que les données compromises sont illisibles sans clés d’authentification appropriées. Les contrôles d’accès, l’authentification multifacteur et les autorisations basées sur les rôles empêchent la modification non autorisée des données ou des systèmes de sauvegarde.
Les snapshots immuables, les copies verrouillées qui ne peuvent être modifiées ou supprimées par personne, sont désormais considérés comme une protection fondamentale contre le Ransomware.
5. Continuité des opérations
La planification de la continuité des opérations va au-delà de la reprise des données pour maintenir les fonctionnalités opérationnelles pendant et après une interruption. Cela inclut des flux de travail alternatifs pour le personnel, des protocoles de communication et des chemins d’escalade définis. Une stratégie de résilience des données qui restaure les données mais empêche l’entreprise d’opérer n’est pas suffisamment résiliente.
Résilience des données, sauvegarde et Disaster Recovery
Ces trois termes sont souvent utilisés de manière interchangeable, mais ils traitent différents problèmes. Comprendre cette distinction aide les organisations à investir dans les bonnes capacités.